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Ig Nobel : le télésecrétariat Wecall recalé

Ig Nobel : le télésecrétariat qui booste la dopamine recalé

Quelques semaines avant la remise du Prix Nobel de médecine 2014 à John O’Keefe, May-Britt et Edvard Moser-See, se déroulait la remise des prix Ig Nobel (jeu de mot : « ignoble » en anglais). Cet « anti prix Nobel » distingue chaque année les chercheurs ayant mené des travaux de recherche farfelus mais avec une rigueur scientifique éprouvée, des recherches qui font d’abord rire… puis réfléchir.

Santé publique : des dangers de posséder un chat

Une équipe de République Tchèque, d’Inde, du Japon et des Etats-Unis a étudié les liens entre les changements de personnalités chez les femmes et une toxoplasmose latente (maladie transmise par les chats), ceux entre la toxoplasmose et la schizophrénie chez les hommes et ceux entre les morsures de chats et la dépression. A méditer avant d’accueillir un minou comme animal de compagnie.

Médecine : le jambon pour soigner les saignements de nez

Des chercheurs indiens et américains ont été mis à l’honneur pour leur découverte d’un nouveau traitement permettant d’arrêter les saignements de nez. L’insertion de bacon dans la narine a permis de stopper une hémorragie incontrôlable… Une façon pratique de se soigner lorsque le stock de coton de la maison est épuisé.

Biologie : les chiens peuvent vous aider à retrouver le Nord

Si vous êtes perdu en ville, pas de panique, vous pouvez retrouver votre chemin grâce aux déjections canines. En effet, nos amis les chiens s’alignent sur le champ magnétique terrestre pour faire leurs besoins. C’est ce qu’à démontré une équipe primée cette année aux Ig Nobel. Pratique si vous avez oublié votre boussole et votre smartphone.

Pas de prix Ig Nobel pour Wecall malgré l’effet de son accueil téléphonique sur la dopamine

Enfin, il est regrettable que l’équipe de Wecall n’ait pas été distinguée par un prix Ig Nobel malgré toute la rigueur de son étude scientifique visant à prouver qu’un accueil téléphonique performant augmentait systématiquement le bonheur des médecins et de leurs patients. Si vous n’êtes pas convaincu, faites-en l’expérience en testant nos services de télésecrétariat…

tiers payant et médecins

Accueil froid du tiers payant par les cabinets médicaux

La nouvelle réforme de santé voulue par Marisol Touraine est actuellement l’objet de toutes les attentions chez les professionnels du monde médical. Ce projet comprend plusieurs éléments novateurs comme la création d’un accueil téléphonique unique pour la prise de rendez-vous avec un médecin de garde ou la possibilité pour les patients d’attaquer des médecins en justice de manière groupée. Mais la mesure de ce plan qui fait actuellement le plus de bruit concerne la généralisation du tiers payant d’ici 2017.

Le système du tiers-payant est actuellement utilisé par les pharmaciens et par les médecins pour les patients bénéficiant de la CMU. Ce système permet de ne pas avoir à avancer d’argent pour les frais de santé. Ceux-ci sont directement pris en charge par l’Assurance Maladie ou par les complémentaires de santé.

La généralisation du tiers-payant à l’horizon 2017 est à l’étude afin de donner la possibilité aux patients de consulter sans être dissuadés par le prix élevé des frais à avancer. Cela doit permettre un meilleur accès aux soins et la diminution des maladies graves liées à un manque de suivi et de prévention.

Craintes du corps médical face à la généralisation du tiers payant

Chez les médecins, de nombreuses voix s’élèvent pour pointer les risques de dysfonctionnements et les lourdeurs liés à ce nouveau système. Cette généralisation du tiers-payant est la porte ouverte à tous les abus selon les porte-paroles du corps médical. En outre, la mesure ne fera que surcharger des cabinets médicaux déjà très sollicités en offrant la possibilité aux patients de consulter même pour des raisons futiles. Les professionnels de la médecine sont d’accord pour faciliter l’accès aux soins mais se refusent à banaliser l’acte médical en instaurant une gratuité totale.

L’autre problème pointé du doigt par les médecins concerne la surcharge administrative liée à la généralisation du tiers-payant. Comme nous l’avions écrit auparavant, les médecins, notamment dans les déserts médicaux, sont débordés par les formalités administratives. Cette réforme ne fera qu’ajouter à leur malaise et pourra avoir un effet désincitatif fort sur les futurs médecins.

Si cette réforme passe, les médecins pourraient avoir de plus en plus besoin de soutien, par exemple sous forme de télésecrétariat médical, afin d’honorer au mieux leurs prestations.

Déserts médicaux

Déserts médicaux : le combat continue !

Le problème des déserts médicaux est devenu une cause prioritaire pour le Ministère de la Santé. Deux millions de Français vivent dans ces zones où le nombre de patients par médecin atteint des sommets et où l’accès aux soins d’urgence prend beaucoup plus de temps qu’ailleurs dans l’Hexagone.

Depuis sa prise de fonction, l’actuelle Ministre en charge de la Santé, Marisol Touraine, s’est attelée à résoudre ce problème grâce au Pacte Territoire Santé.

Partant de plusieurs constats alarmants, ce Pacte a pour but d’encourager l’installation des nouveaux médecins dans les zones les moins bien dotées en praticiens. Ce pacte a aussi pour objectif d’inciter les futurs diplômés à se tourner vers la médecine générale, actuellement délaissée mais nécessaire à l’accès aux soins dans les zones rurales.

La situation est inquiétante, même si, à court terme, des mesures ont été prises pour répondre aux besoins de la population. Dans le Loiret, par exemple, plusieurs médecins retraités ont été appelés pour prodiguer des soins en pédiatrie et en gériatrie. Ces praticiens viennent appuyer des professionnels de santé débordés dans un département qui compte en moyenne un médecin pour 1500 patients. Notons par ailleurs que dans certains départements tels que la Corrèze, la Manche, l’Eure ou la Haute-Marne, on dépasse les 2 000 patients pour un médecin. De plus en plus de départements pourraient faire appel à des médecins retraités si rien n’est fait pour attirer de nouveaux généralistes.

Des mesures encourageantes contre les déserts médicaux

Organisé autour de trois axes majeurs et de 12 engagements, le pacte présenté en décembre 2012 doit résoudre le problème des déserts médicaux à l’horizon 2017.

Ce programme a, entre autres choses, pour but d’inciter les actuels étudiants en médecine ainsi que les nouveaux diplômés à se tourner davantage vers la médecine générale, habituellement délaissée au profit d’une spécialisation jugée plus rémunératrice. Il doit aussi amener les jeunes médecins à choisir des zones peu pourvues en professionnels de santé.

D’ici 2017, tous les étudiants devront avoir fait un stage en médecine générale au cours de leur cursus. L’année dernière, 60% des étudiants en médecine ont effectué ce stage chez un généraliste contre 49% en 2012.

En plus de ces stages, le gouvernement a lancé une série de mesures incitatives afin de donner envie aux nouveaux diplômés de s’installer à leur compte dans les zones les plus isolées. Une bourse est attribuée aux étudiants en médecine s’engageant dans ces zones. Un complément de revenu est aussi prévu pour que la rémunération des médecins atteigne 3640 euros bruts par mois. Ces incitations sont fournies dans le cadre des Contrats d’Engagement de Service Public.

D’autres mesures sont également mises en place dans le cadre de ce Pacte afin de répartir les praticiens de manière plus harmonieuse sur le territoire français. Ainsi, les centres pluridisciplinaires sont amenés à se développer dans les années à venir tout comme la télémédecine et l’accès aux soins d’urgence. Sur ce dernier point, rappelons que la ministre de la Santé s’est engagée à faire en sorte que plus aucune zone ne soit à plus de trente minutes d’un centre de soins d’urgence en améliorant l’équipement et la rémunération des médecins correspondants du SAMU.

Pour le moment, les résultats annoncés par le gouvernement sont encourageants, puisqu’on note une nette augmentation du nombre de jeunes médecins s’installant dans les zones rurales et une réduction du nombre de zones éloignées des centres d’accès aux soins.

Une situation qui demeure préoccupante

Pour autant, le combat contre la désertification n’est pas encore gagné, loin de là. Certains chiffres demeurent extrêmement inquiétants. En effet d’après le Conseil National de l’Ordre des Médecins, le constat est plus grave que prévu dans les régions sinistrées. Ainsi, quand deux médecins s’installent dans une de ces régions, 25 d’entre eux partent à la retraite. Un rythme trop soutenu qui pourrait réduire de moitié le nombre de cabinets ouverts dans ces régions à l’horizon 2025 en dépit des efforts fournis par le gouvernement.

L’exercice libéral dans des zones désertées où le nombre de patients par médecin atteint des sommets peut sembler périlleux et peu attractif pour les jeunes diplômés, notamment en raison de la charge de travail et du nombre élevé de documents administratifs. Plus que l’incitation financière ou les aides fournies lors des études, un accompagnement des médecins dans la gestion de leur cabinet pourrait être un moyen efficace de repeupler les déserts médicaux.

Médecine générale

Surcharge administrative et médecine générale

Alors que le 8ème Congrès  de la Médecine Générale  va bientôt ouvrir ses portes à Paris, les problèmes des plannings surchargés et des trop nombreuses formalités administratives découragent de plus en plus de praticiens.

La durée moyenne de travail d’un médecin généraliste est de 57 heures par semaine. Contrairement à ce qu’on peut penser, la plus grande partie de ce temps n’est pas consacrée aux soins ou à la rencontre des patients mais à des formalités administratives.

Le  8ème Congrès de la Médecine Générale qui aura lieu du 3 au 5 avril 2014 au Palais des Congrès de Paris peut être l’occasion d’évoquer ce problème a priori anodin mais qui peut se révéler gênant. C’est notamment le cas dans les déserts médicaux où les praticiens doivent gérer, parfois seuls, des plannings surchargés et des cas aussi divers que délicats.

Des praticiens seuls dans la médecine générale

Selon une étude de  la DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques), 44% des médecins généralistes ne disposent pas de secrétariat pour la prise de rendez-vous, les formalités administratives ou la prise en charge des appels téléphoniques. Une statistique inquiétante surtout quand on sait que dans certains cas, ces appels manqués ou ces rendez-vous mal gérés peuvent avoir des répercussions dramatiques sur la santé des patients.

Ce problème avait notamment été soulevé en 2011 suite à l’arrêt rendu par la Cour de Cassation condamnant  un ophtalmologue à verser un montant de 63 000 euros à l’Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux pour ne pas avoir soigné un patient diabétique en raison d’un planning surchargé. Le motif de la surcharge de travail n’est donc plus, suite à cet arrêt, une excuse valable pour refuser un patient en cas d’urgence.

L’absence d’aide pour la gestion des plannings peut donc conduire à des situations non seulement coûteuses pour les praticiens mais aussi, parfois, dramatiques pour les patients.

La mise en place de solutions permettant aux médecins de réduire le temps qu’ils consacrent aux tâches administratives est donc en passe de devenir un enjeu stratégique pour la profession d’autant que la médecine générale vit, depuis quelques années, une crise de vocation importante.